Ce qu’il reste de moi von Monique Proulx

In einer Großstadt wohnen viele Menschen nebeneinander. Sie kommen aus unterschiedlichen Gegenden der Welt, der näheren Umgebung oder wohnen schon immer da. Sie leben ihr Leben, das voll von Veränderung ist. Manchmal kreuzen sich ihre Wege und der eine erfährt die Geschichte des anderen. Montréal ist eine Stadt, die sich später aus der Missionsstation Fort Ville-Marie entwickelte, die 1642 von Paul Chomedey de Maisonneuve und Jeanne Mance gegründet wurde. Die verschiedenen Momente der Stadt zur Zeit der Missionsstation und der Gegenwart bringt Monique Proulx in ihrem Roman Ce qu’il reste de moi zum Ausdruck. Ob nun der Besuch eines Hockeyspiels im Centre Bell, das sonntägliche Tam-Tam am Fuße des Mont Royal oder die winterliche Nuit blanche, all diese Momente der Stadt zeigt die Autorin anhand ihrer vielen Figuren. Sie sind der Ursprung des Stadtbilds, das mit ihren Bürgern der unterschiedlichsten sozialen Stellungen so vielfältig ist. Sie beherbergt Obdachlose und Ausgestoßene, Studenten, Künstler und Arbeitnehmer. Monique Proulx räumt allen einen Platz ein.

Durchzogen wird der Roman in seinen aktuellen Stadtbildern von der Geschichte der Mitbegründerin der Mission, die später zur Siedlung und schließlich zur Stadt Montréal wurde: Jeanne Mance. Ihr Engagement und ihr Durchsetzungsvermögen weckte auch das Interesse von Laurel, Sohn eines erfolgreichen Drehbuchautors, der vor Kurzem seine Oma Françoise verloren hat. Er hatte ein sehr enges Verhältnis zu ihr, enger als das zu seinem Vater. Laurel schreibt. Er erzählt seinem Vater von seinem Buchprojekt, das er im Verlauf der Geschichte schließlich veröffentlicht. Es handelt von der Stadt Montréal und von Jeanne Mance. Sein Interesse für die Stadtbegründerin führt ihn zur Suche nach dem Herzen von Jeanne, das irgendwo verborgen ist. Er lernt auf seiner Suche Virginie Hébert kennen, die sich in einem Obdachlosenheim engagiert und das Leben der Jeanne Mance studiert. Weitere Figuren in diesem lockeren Gefüge von Verbindungen in der Stadt sind der blinde Indianer Tobi Crow, die Französischlehrerin für Immigranten Gaby Bouchard, der Exorzist Pater Guillaume und viele andere.

Ce qu’il reste de moi ist ein Roman, der eine etwas komplexe Struktur hat und durch eine Vielzahl an Protagonisten besticht. Die Komplexität des fünften Romans der Autorin, die 1996 den Band Les aurores montréales veröffentlichte, wird sich wohl vollends in einer erneuten Lektüre ergeben. Darin entfalten sich die beinah filmischen Sequenzen des Romans und die Zusammenhänge der Figuren.

 

 

Monique Proulx: Ce qu’il reste de moi
Roman
Boréal, 2015
432 Seiten
29,95 $

 

 

Ein Zitat:
« Jette au moins un coup d’œil par ta grande fenêtre. C’est une horde qui envahit ta rue, c’est une manifestation, c’est une émeute. Non, finalement, ce n’est pas que ça : des partisans enfiévrés, des sportifs de salon qui viennent d’assister à une première victoire de leur équipe de hockey idolâtrée et qui maintenant répandent leur exultation comme si c’était de la colère dans ta rue.
On ne sait pas comment les Canadiens de Montréal parviennent à maintenir la fièvre de leurs partisans, alors qu’ils ont visiblement perdu l’itinéraire qui mène à la coupe Stanley.
La fièvre, oui. Une fois il y a longtemps, tu t’es retrouvé au Centre Bell, ce palais des fièvres polaires, traîné de force par Thomas, rappelle-toi, et ta zénitude new age a été balayée par l’ampleur des électrochocs que tu as reçus.
Go, Habs, go. Go, Habs, go. Il y avait là, rappelle-toi, une telle puissance dans cette harangue concertée, cette prière collective, que le toit de l’édifice et la terre elle-même t’en paraissaient trembler, que l’humanité entière te semblait soudain revêtu du même chandail tricolore et de la même vibrante aspiration à se fondre en un, à se dissoudre dans la chaleur extrême d’une galaxie se mettant au monde. Je n’invente rien, ce sont tes mots d’alors même s’ils peuvent sonner quelque peu excessifs, tes mots de jeune scribe d’alors tentant de rendre l’expérience avec le plus d’acuité possible – Go, Habs, go… -, une galaxie, avait-tu dit, tous les individus, hommes femmes enfants, tous en train d’être avalés par le brasier et de devenir un seul cœur battant.
Ce sont tes mots. Tu avais alors parlé de cœur et ça n’a rien d’étonnant puisque c’est évidemment de cœur qu’il s’agit.
Je sais ce que tu penses et je pense la même chose.
Les partisans des Canadiens de Montréal ne savent pas ce qui les transporte à ce point, mais ils n’en sont pas moins complètement transportés.
Écoute-les ne pas dérogir dans ta rue.
Leur cœur collectif résonne avec le sien, enfoui sous eux dans sa gangue de plomb, même s’il n’y a pas moyen de savoir où. » – Monique Proulx: Ce qu’il reste de moi, Boréal, 2015, S. 400-401