quélesen: Mektoub von Serge Lamothe - quélesen
3943
post-template-default,single,single-post,postid-3943,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,select-child-theme-ver-1.0.0,select-theme-ver-4.1,menu-animation-underline,wpb-js-composer js-comp-ver-5.2,vc_responsive

quélesen: Mektoub von Serge Lamothe

Denis Rivière ist nach einer Reise nach Nunavik, wo er statistische Erhebungen durchgeführt hat, wieder in Montréal zurück. Er beginnt einen Job im Archiv der Polizei. Für seine Ausbildung ist Jean-Marie zuständig, der kurz vor dem Ruhestand steht. Im Archiv interessiert er sich besonders für die Polizeiberichte von sieben Unfällen, die zwischen dem 17. und 31. Juli stattgefunden haben. Daneben interessiert er sich auch für Astrologie. Unter dem Pseudonym Zoltan Galaczy schaltet er eine Anzeige, in der er seine Dienste als Astrologe anbietet. Er lebt zurückgezogen und flüchtet sich in die Welten, die er in seinen geschätzten Büchern vorfindet.

Denis Rivières Leben bildet den ersten Teil von Serge Lamothes Roman Mektoub. Im zweiten Teil wechselt der Fokus auf Maya. Sie berichtet von ihrer Kindheit, vom Verlust ihrer Mutter, der sie dazu brachte, eine Ausbildung zur Krankenschwester zu machen. Sie hat ein Treffen mit dem Astrologen Zoltan Galaczy ausgemacht. Doch zu dem Treffen ist es nicht gekommen.

Der Autor lässt in seinem Roman die Grenzen zwischen Traum und Wirklichkeit verschwimmen. Seine beiden Hauptfiguren sind auf besondere Weise miteinander verbunden und doch scheint ein Treffen unmöglich. Sie haben ein Gespür füreinander, beobachten aufmerksam, was in der Welt vor sich geht und adressieren sich an jemanden, der Abwesend ist. In seinem Roman, dessen Titel dem Filmklassiker Lawrence von Arabien mit Omar Sharif entnommen ist, liefert Serge Lamothe neben dem Blick auf vergangene persönliche und geschichtlich bedeutende Momente auch eine interessante Vision von der Zukunft, mit der die Geschichte endet.

Serge Lamothe: Mektoub
Roman
Alto, 2016
200 Seiten
22,95 $


Ein Zitat:
« J’ai longtemps vécu dans la suffisance du dormeur qui ne sait pas que son rêve devra prendre fin.
D’habitude, au réveil, je suis étonné d’être encore là, de me trouver à l’endroit même où le sommeil m’a gagné. Mais ce qui me surprend encore plus chaque fois, c’est que rien n’a bougé. Ou si peu. Car le vent aura pu s’engouffrer par la fenêtre entrouverte et renverser l’une des statuettes ashantis qui s’alignent sur son rebord ; ou bien la pluie aura laissé une mince flaque d’eau au pied de mon lit, sur le plancher de bois ; une mer de nuages aura défilé tout au long de la nuit, mais l’essentiel sera demeuré en place, aussi fiable et intact qu’un ciel bleu.
Mais ce matin, quand je t’ai aperçue, j‘ai été frappé par une vérité simple et imparable : j’ai su que le monde était en proie à la plus extrême confusion. Pour m’en rendre compte, je n’ai pas eu à allumer la télévision ou la radio. Je n’ai pas eu à ouvrir le journal ou à me connecter à l’Internet. Si je l’avais fait, j’aurais su que le Moyen-Orient et une bonne partie de l’Afrique sont à feu et à sang, que les présidents du prétendu monde libre sont, sans aucune exception, des faux-culs et des pantins du cybercapital, que le réchauffement climatique dû aux émissions de gaz à effet de serre est irrémédiable et que le niveau moyen des mers augmentera de deux à quatre mètres au cours des prochaines décennies, que les mesures d’austérité imposées par les gouvernements et téléguidées par les banques sont inefficaces, ruineuses, et qu’elles provoquent la croissance des inégalités sociales. J’aurais appris tout cela et bien plus encore. Mais non, pour comprendre dans quel invraisemblable chaos le monde est désormais plongé, il m’a suffi de t’apercevoir. » – Serge Lamothe: Mektoub, Alto, 2016, S. 11-12