Igor Grabonstine et Le Shining von Mathieu Handfield

Igor Fedorovich Grabonstine ist der angesehenste Schauspieler seiner Generation. Das Hineinversetzen in verschiedene Rollen nimmt er sehr ernst. Aktuell spielt er Jack Torrance in der Verfilmung von Stephen Kings Roman Shining. Stanley Kubrick ist der Regisseur. Alle Akteure und Beteiligte sind bereits am Filmset in Oregon, nur der Jungdarsteller Danny Lloyd fehlt.

Der von sich und seinem Talent überzeugte Igor Grabonstine fühlt sich von Anfang an von dem Jungen bedroht. Nach ihrer ersten gemeinsamen Szene schmiedet er einen Plan, wie er den unheimlichen Danny loswerden kann. Es beginnt eine Aneinanderreihung von schrägen Begegnungen und abstrusen Plänen, die von Vornherein zum Scheitern verurteilt sind. So trifft sich Igor beispielsweise in der Hotelbar, wo ein hundertfünfzigjähriger Barkeeper die wenigen Gäste bedient, mit Stephen King. Dieser kippt ein Glas nach dem anderen und regt sich über den Regisseur auf.

Die außergewöhnliche Geschichte spielt an nur zwei Tagen im Februar. In seinem dritten Roman entwirft Mathieu Handfield einen Mythos um die Verfilmung von Kings Roman. Seine Erzählweise erinnert dabei an die amerikanischer Sitcoms. Die Struktur ist eigenwillig. Die Figuren sind bis auf den Protagonisten auf knappe Stereotype reduziert. Es gibt den betrunkenen Autor, den ungreifbaren Regisseur und die schusselige Schauspielerin.

Mit Igor Fedorovich Grabonstine hat Mathieu Handfield einen Helden entworfen, der geradezu prädestiniert zu sein scheint für eine Fortsetzungsreihe und so verwundert es nicht, dass der Autor am Ende seines Romans eine Fortsetzung mit dem Titel Igor Grabonstine et l’école du Mal ankündigt.

 

 

Mathieu Handfield: Igor Grabonstine et Le Shining
Roman
Les Éditions de Ta Mère, 2014
168 Seiten
20 $

 

 

Ein Zitat:
« Igor Fedorovich Grabonstine était l’acteur le plus talentueux de sa génération, de la précédente et sans aucun doute de la suivante, ce n’était donc une surprise pour personne que Stanley Kubrick l’ait choisi pour interpréter le personnage principal de son nouveau long métrage : l’adaptation d’un des plus grands romans du maître de l’horreur, Stephen King – dont le visage, soit dit en passant, rappelait étrangement celui d’un chat.

Le seul artistes dramatique qui aurait pu porter le moindre ombrage à Igor était son illustre père, Fedor Ivanovich Grabonstine, qui, s’il possédait une palette émotive aussi variée et puissante que celle de son fils, était retenu par une certaine rigidité propre aux vieilles générations ainsi qu’à quiconque aurait fait une chute dans un puits glacial de vingt-cinq pieds de profondeur, au fin fond de la Russie, et y aurait séjourné pendant plus d’une semaine avant qu’on l’en sorte, y abandonnant l’usage de trois de ses membres ainsi que de la moitié de son visage, comme c’était son cas. Ce que le vieux Grabonstine avait perdu en polyvalence, il l’avait toutefois rattrapé en développant un étonnant coup de nerf de bœuf qu’il afministrait volontiers à Igor à l’aide de son ultime bras valide, toute son enfance durant, pour lui enseigner ses leçons de jeu.

De la poche revolver de son pantalon, Grabonstine sortit l’exemplaire de La formation de l’acteur de Stanislavski qu’il avait hérité de son père. La reliure était de cuir et cela fit un beau son quand il gifla Leon avec. » – Mathieu Handfield: Igor Grabonstine et Le Shining, Les Éditions de Ta Mère, 2014, S. 5