Épisodies von Michaël La Chance

Épisodies ist der Titel des beeindruckenden Buches, das 2014 bei La Peuplade erschienen ist. Der Autor ist der Dichter, Essayist und Philosph Michaël La Chance. Veröffentlicht in der Reihe microrécits vereint der Band auf 264 Seiten 130 Mikroerzählungen.

Die Mikorerzählungen stellen einzelne Momente aus dem Leben der Hauptfigur dar. Diese einzelnen Momente oder Bilder, Sequenzen oder Gefühle werden achronologisch in wenigen Zeilen wiedergegeben. Manchmal sind die einzelnen Passagen klar und deutlich, manchmal offen und verschwommen. Die geschilderten Szenen sind mal realistisch und mal traumhaft.

Was genau eine „Épisodie“ ist, erklärt der Autor selbst. Sie sei anonym, erschaffe das Ich, das sie erzählen wird und das Ich, das sie hervorbringen und verändern wird. Es ist ein sehr philosophisches Werk, in dem Michaël La Chance einen Blick zurück wirft. Dabei geht er auch der Frage nach, wie sich dieselben Dinge, Momente, Passagen in einem anderen Leben als dem seinen ausgewirkt hätten. So gehen die „Episodien“ über das Leben des Einzelnen hinaus. Sie sind eigenständig und bringen das Individuum dennoch voran.

Épisodies ist ein sehr poetisches Werk. Durch seine Machart, seinen Rhythmus und seine Bilder lädt das Buch zum Innehalten ein. Zudem ist es ein kulturelles Werk, das voller Hinweise und Verweise ist, die sich am Ende in einer umfangreichen Bibliographie wiederfinden. Letztendlich ist es ein Werk, das über sich selbst hinausgeht und das u.a. dadurch nur schwer durch Worte darzustellen ist, sondern vielmehr durch die Perspektive des Einzelnen entdeckt werden kann.

 

 

Michaël La Chance: Épisodies
Erzählung
La Peuplade, 2014
264 Seiten
23,95 $

 

 

Ein Zitat:
« L’ombre a-t-elle des yeux ? C’est une nuit permanente ocellée d’orbites blanches, dont les regards sont déjà des fossiles d’éternité. Voilà ce que je suis, parce que le monde réel est invisible, loin de cette mascarade où je suis enfermé dans ce que je vois, où, il me semble, tout peu coïncider. La pensée est en retard sur le geste, et pourtant elle croit le précéder. Parce qu’elle distribue les choses dans la plage du visible, elle croit pouvoir les commander. À la sortie du Tarot, je suis saisi par la morsure du froid, les préséances sont rétablies, je suis un spectre qui retourne à la nuit. Mes yeux me suivent à deux pas, remplis des éclats d’une fête oubliée.
Je ne sais ce qui adviendrait de moi si je perdrais de vue l’inconnu qui me précède. Je suis à côté de moi-même, sinon nulle part si ce n’est en lui. Je croise quelques personnes sur le trottoir, elles jouent leur rôle à la perfection. J’essaie de surprendre l’hésitation du geste, ou encore le vacillement du regard, qui laisseraient soupçonner que ces personnes ne sont pas convaincues de ce qu’elles sont. Alors, elles improvisent un semblant d’existence, un petit théâtre découpé en une multitude de scènes séparées où les rôles peuvent être modifiés. Tous contribuent au vaste kaléidoscope que nous appelons le présent. » – Michaël La Chance: Épisodies, La Peuplade, 2014, S. 43